Reconnaître les indices

 

Les épreintes

C’est le nom particulier donné aux crottes de loutres (et uniquement les leurs). Les loutres les déposent dans des endroits stratégiques pour signaler leur présence à leurs congénères (sous les ponts, au niveau des confluences, sur les pierres, au niveau des troncs d’arbre… en fait tout support et tout élément qui interrompt la continuité du paysage. En zone côtière, il faut inspecter les précieux points d’eau douce.
Les épreintes forment généralement des tas et sont rarement cylindriques. Elles sont verdâtres lorsqu’elles sont fraîches, puis deviennent noires et finalement grises au bout de quelques semaines. On peut y voir des restes de poissons et d’autres proies consommées. Elles ont une odeur très caractéristique qui n’est pas désagréable et qui ressemble un peu à celle du miel (de châtaignier).

Les empreintes

Celles de la Loutre ont cinq doigts disposés en éventail. Souvent seuls quatre doigts ont marqué le sol mais l’axe de symétrie qui passe par le doigt du milieu indique qu’on a affaire à une patte à cinq doigts. Les pelotes digitales sont en forme de goutte d’eau et les griffes, très petites, y sont attenantes. Les empreintes mesurent environ 6 cm de long pour les pattes avant et 7 cm pour les pattes arrière.

Photos : Epreintes et empreintes de Loutre
© Rachel Kuhn

Autres indices

Les loutres laissent parfois des restes de repas (poissons mordus, peau toxique des crapauds…) ; les attribuer à cette espèce avec certitude est difficile mais cela peut mettre la puce à l’oreille.
Autre indice, les allées et venues d’une loutre, par exemple d’un ruisseau à une mare, aplatissent l’herbe, formant ce qu’on appelle « des coulées ». Attention à ne pas confondre avec des coulées de ragondins où l’herbe est rongée !