Protéger les campagnols aquatiques

 

Protégé par la loi

Le Campagnol amphibie fait partie des espèces protégées en France depuis 2012. Sa destruction est donc interdite, ainsi que celle de son habitat.

Le Campagnol terrestre « forme aquatique » n’est pas encore protégé par la loi. Il doit cependant être préservé de la même façon que le Campagnol amphibie.

 

Comment les préserver ?

La meilleure façon de protéger les campagnols aquatiques est de protéger les milieux aquatiques. Pour préserver l’habitat du Campagnol amphibie et du Campagnol terrestre « forme aquatique », on peut :

- Conserver la végétation herbacée au bord de l’eau, sur une largeur minimale d’un mètre et sur une hauteur de 50 centimètres.

- En cas d’intervention sur les berges, garder en permanence des portions de berges intactes sur une centaine de mètres linéaires. Elles seront des zones refuges pour les campagnols.

- Dans les prairies pâturées : poser un fil de clôture à un mètre du ruisseau, pour éviter le piétinement de la berge par le bétail.

Ces quelques exemples doivent bien sûr être précisés, adaptés au cas par cas. Les campagnols aquatiques doivent être pris en compte dans tout projet d’aménagement, dans tout projet d’intervention touchant les milieux aquatiques et leurs rives.

 

Que faire en cas de piégeage accidentel ?

Les campagnols aquatiques sont capturés accidentellement dans les pièges-cages destinées aux Ragondins ou aux Rats musqués (classés « nuisibles »). N’étant pas classés « nuisibles », en cas de capture, le Campagnol amphibie et le Campagnol terrestre « forme aquatique » doivent immédiatement être relâchés sur place.

Les campagnols aquatiques sont aussi piégés accidentellement par les pièges tuants (pièges « en X ») destinés aux espèces classées « nuisibles ». Ces pièges ne sont pas sélectifs. Leur usage au bord de l’eau est logiquement interdit dans les zones de présence de Loutre d’Europe, Castor d’Europe et Vison d’Europe, trois espèces protégées. Mais les pièges tuants ne sont pas encore interdits en zone de présence de Campagnol amphibie, une espèce pourtant protégée au même titre que les trois autres.

La SFEPM demande donc que l’interdiction des pièges tuants soit logiquement étendue aux secteurs de présence de Campagnol amphibie et demande que ces pièges non sélectifs ne soient plus utilisés.